“La force de l’assurance ESG: plus de confiance, moins de risques”

Steven Mulken et Margaux Mamdy

De plus en plus d’entreprises rapportent sur leurs performances en matière de durabilité. Sans contrôle indépendant, la fiabilité de ces informations reste cependant limitée. Ainsi, l’assurance ESG devient dès lors un levier stratégique pour la crédibilité et la création de valeur durable. Steven Mulkens et Margaux Mamdy, respectivement Partner et Manager ESG Reporting & Assurance chez KPMG, expliquent pourquoi les entreprises ne peuvent plus faire l’impasse sur ce sujet.

Qu’est-ce que l’assurance ESG, concrètement?

Mulkens: “Les entreprises rapportent de plus en plus souvent sur leur stratégie et de leurs performances en matière de durabilité, poussées par la réglementation et les attentes des investisseurs, des banques, des employés et des clients.”

Mamdy: “La fiabilité de ce reporting dépend entièrement d’une vérification indépendante. L’assurance ESG est le processus par lequel une partie externe – comme KPMG – contrôle les informations publiées et émet un jugement à leur sujet.”

“Les rapports ESG contiennent de nombreuses informations et indicateurs, mais leur fiabilité dépend d’une vérification indépendante.”

Margaux Mamdy, Manager ESG Reporting & Assurance chez KPMG

Que permet une vérification indépendante?

Mamdy: “Un rapport de durabilité vérifié renforce la crédibilité et diminue le risque de greenwashing. Des études comme le KPMG ESG Assurance Maturity Index montrent que les dirigeants attribuent des avantages clairs à l’obtention d’une assurance, tels qu’ une amélioration du rendement et du bénéfice, une hausse de la part de marché, ou encore la prise de meilleures décisions d’entreprise.”

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“Grâce à un contrôle indépendant, vous cartographiez plus rapidement les inefficacités, les risques commerciaux et les disruptions, vous évitez des coûts inutiles et vous pouvez concentrer les ressources disponibles sur les bons projets. En outre, vous renforcez votre réputation ainsi que la confiance des clients et des investisseurs, qui intègrent de plus en plus les objectifs et critères ESG dans leur stratégie et leur prise de décision.”

Au-delà des cadres réglementaires (CSRD, ESRS), il existe aussi des standards de reporting volontaire. Pourquoi demander une assurance ESG sur une base volontaire?

Mulkens: “Même si la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) et les European Sustainability Reporting Standards (ESRS) imposent des exigences strictes, de nombreuses entreprises sont, à ce stade, provisoirement exemptées à la suite d’ajustements récents au niveau européen, ou pourraient ne plus être concernées par la CSRD. Elles optent dès lors pour la norme VSME (Voluntary Sustainability Reporting for SME’s), un cadre volontaire plus simple et plus flexible, qui les aide à cartographier de manière systématique leur impact et leurs risques financiers. Elle peut aussi servir de value chain cap face à des demandes d’information étendues émanant d’entreprises soumises à la CSRD.”

“Maintenant que la CSRD est partiellement reportée, le reporting volontaire devient encore plus important. La VSME offre des informations précieuses, mais pour renforcer la crédibilité et la fiabilité des données rapportées, il est conseillé de les faire valider de manière indépendante.”

Mamdy: “L’assurance renforce la confiance des investisseurs et des banques, dissipe les craintes liées au greenwashing et améliore l’accès au capital. Les clients et les fournisseurs attendent par ailleurs des données fiables pour leur propre reporting et pour décarboner leur chaîne de valeur. Vous créez ainsi un avantage concurrentiel tout en consolidant votre réputation et votre position sur le marché.”

“Les entreprises doivent se concentrer sur les nombreux avantages et la valeur ajoutée que le reporting et l’assurance ESG peuvent apporter, plutôt que de se limiter à la conformité réglementaire.”

Steven Mulkens, Partner ESG Reporting & Assurance chez KPMG

Quels sont les défis d’un processus d’assurance ESG?

Mulkens: “Un processus d’assurance suit la même logique qu’un audit financier: planification, évaluation des risques et reporting. Mais les processus de reporting ESG sous-jacents sont moins matures et les exigences sont complexes et évoluent rapidement, ce qui nécessite un suivi continu.”

Mamdy: “De plus, de nombreuses entreprises souffrent d’un accès insuffisant aux données ou éprouvent des difficultés lors de leur collecte. L’information est dispersée entre plusieurs sources et systèmes, et les compétences internes – ainsi que l’expérience nécessaire pour interpréter et évaluer l’information ESG – font souvent défaut. Quant aux outils numériques permettant d’enregistrer, de collecter et de valider les données, ils ne sont pas toujours en place, eux non plus.”

Comment les entreprises peuvent-elles se préparer?

Mamdy: “Commencez à temps et travaillez avec une feuille de route claire. Impliquez le prestataire d’assurance dès le début du processus et instaurez une gouvernance solide, afin que les fonctions internes collaborent efficacement. Renforcez vos processus de contrôle et vos outils digitaux, et ne partez pas uniquement de la réglementation: concentrez-vous surtout sur la valeur stratégique d’une information ESG fiable.”

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