Depuis le mois de septembre, A.S.Adventure propose du matériel d’extérieur de seconde main pour les adultes dans ses rayons. Une première dans le secteur outdoor en Belgique. Pourquoi le détaillant se lance-t-il sur ce nouveau marché? Que peut attendre le consommateur? Et comment garantissent-ils la qualité? Nous avons posé ces questions à Els Gaelens, Buying & Merchandising Director chez A.S.Adventure.
Pourquoi A.S.Adventure mise-t-elle sur la seconde main?
“Nous croyons que les produits d’extérieur sont conçus pour durer plus longtemps qu’une seule possession. C’est pourquoi nous lançons une collection choisie d’articles Second Life pour enfants et adultes. Et c’est assez unique. Souvent, les produits de seconde main ne concernent que les enfants ou offrent un assortiment plutôt aléatoire. Nous optons délibérément pour des marques de premier plan et des produits outdoor haut de gamme que nous contrôlons rigoureusement avant de les revendre.”
Quel est le message sous-jacent?
“Nous voulons soutenir activement la consommation responsable. En donnant une nouvelle existence à des articles de qualité, nous prolongeons leur durée de vie et évitons qu’ils finissent trop rapidement à la décharge. Et nous prouvons que la seconde main n’a rien à voir avec des rebuts. Nous voulons que les gens soient fiers de leur achat.”
Est-ce économiquement viable pour vous?
“Nous atteignons à peu près le seuil de rentabilité avec ce service. Mais ce n’est pas notre moteur premier. Nous y voyons avant tout un service complémentaire qui s’intègre parfaitement dans notre offre existante. Les produits de seconde main attirent un consommateur plus conscient, mais aussi un consommateur qui souhaite peut-être réaliser des achats moins coûteux sans compromis sur la qualité. En outre, cette offre fait venir des visiteurs supplémentaires dans nos magasins. Pour nous, c’est aussi une forme de fidélisation durable de la clientèle.”
Pourquoi menez-vous la première expérimentation à Gand?
“Nous avons libéré un bel espace dans notre magasin de Saint-Denis-Westrem. Il abritait auparavant la librairie de voyage Zanzibar. Cet emplacement se prête parfaitement à la présentation inspirante de produits de seconde main.”

Comment garantissez-vous la qualité?
“Nous appliquons des critères de sélection stricts et effectuons un contrôle qualité approfondi en magasin. Nous n’acceptons que des vêtements ou équipements propres et bien entretenus, sans dommages ou avec une usure minimale. Chaque pièce doit être munie de toutes les étiquettes d’origine. Et les articles personnalisés, comme les impressions, sont refusés. C’est la seule façon de s’assurer que le consommateur repartira heureux.”
Que reçoit le client en retour?
“Quiconque apporte un produit répondant à nos conditions reçoit un bon d’achat. Ce bon peut être utilisé de plusieurs façons: pour de la seconde main, mais aussi pour des produits neufs ou des services d’entretien. Grâce à ce bon, chacun devient un maillon de notre chaîne circulaire.”
Les gens sont-ils prêts à acheter de la seconde main à un prix sérieux?
“Certainement. Regardez le succès de plateformes comme Vinted. Mais nous faisons la différence en restant proches de nos clients. Nous sommes une chaîne outdoor de confiance qui propose des produits fonctionnels avec une valeur ajoutée: qualité, sécurité et expertise. Les gens sont prêts à dépenser quelques dizaines d’euros pour un sac à dos de seconde main s’ils savent qu’il a été contrôlé et peut encore durer des années.”
“De plus, nous constatons que certains types de produits trouvent plus rapidement preneur. Pensez aux sacs à dos de trekking et aux porte-bébés. Les vêtements, comme une veste ou un pantalon, sont examinés avec un peu plus de prudence. Beaucoup de gens veulent pouvoir évaluer physiquement la seconde main avant d’acheter. Et nous comprenons cela.”
Le comportement des consommateurs change-t-il vraiment?
“Absolument! Les jeunes générations considèrent la seconde main comme un choix logique. La tranche des plus de 55 ans est un peu plus réservée, surtout pour les vêtements. Point intéressant: ce même groupe est beaucoup plus ouvert à la réparation et à l’entretien. Cela prouve que la volonté de consommer mieux existe sous de nombreuses formes, et nous voulons offrir à chaque client une option réalisable.”
Comment tout cela s’inscrit-il dans votre vision plus large de la durabilité?
“Notre ligne de seconde main n’est pas une initiative isolée. Toute notre stratégie, notre façon de travailler visent à prolonger l’utilisation des produits grâce à la réparation, à la location et à la seconde main. Nous sommes convaincus que consommer durablement doit être non seulement possible, mais aussi attrayant, abordable et amusant. Et cela fonctionne.”
Plus d’informations sur l’offre de seconde main et les conditions.